Mobilisation citoyenne et porte à porte

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Tout commence par le constat de problèmes structurels sur nos quartiers et le désir de participer à améliorer notre quotidien.

Tout l’été, nous avons été à la rencontre des citoyens. Un questionnaire a été publié afin d’écouter et d’échanger avec vous les Malakoffiots.

Nous avons donc fait le choix d’aller prioritairement à la rencontre d’acteurs associatifs ou de membres de collectifs qui avaient peu eu la parole au cours des dernières années. Nous avons rencontré un maximum d’acteurs selon les échéances fixées. Nous allons continuer cette initiative d’accentuer l’action participative de notre démarche.

Suite à notre porte-à-porte, de nombreuses constatations ont été relevées : absence flagrante d’espaces de débat et d’échange, solitude des responsables et des bénévoles associatifs face aux difficultés bureaucratiques et financières, force et vivacité́ d’un tissu associatif multiforme, effets désastreux de sa mise en concurrence, de l’institutionnalisation, parfois de la notabilisation.

Les habitants sont dans l’attente d’une institution garante du modèle Républicain Français.  Souvent des actions ou décisions sont prises sans réelles consultations. Les Malakoffiots se sentent écartés de la vie de notre commune. L’urgence est de remettre les citoyens au cœur de la vie de la cité, du débat politique. Les politiques publiques doivent être une priorité dans nos actions.

Nos propositions ne se réduisent pas à une boite à outils pour plus de participation. Beaucoup de dispositifs existent et ont déjà été expérimentés : jurys citoyens, budgets participatifs, ateliers d’urbanisme, coproduction de projets de services publics, universités citoyennes. Ces dispositifs sont bien sûr à faire connaitre, à travailler et à améliorer. Il existe, de ce point de vue, un déficit réel de partage et de cumul d’expériences. Néanmoins, ces outils ne peuvent prendre sens que si la politique de la ville est profondément transformée vers une politique d’égalité sociale et spatiale co-construite et co-décidée avec les Malakoffiots. Cette démarche s’appuierait sur le pouvoir d’agir des citoyens, sur leur capacité d’interpellation et de création et qui permettrait de renouveler et de transformer les services publics et les institutions.